Parents : la fessée rend idiot

Donner la fessée à un enfant menacerait son développement intellectuel. Le professeur Murray Straus, de l’Université du New Hampshire est formel sur ce point : les enfants qui ont été fessés développent statistiquement des QI inférieurs à leur petits congénères qui n’ont pas eu cette chance. Aux Etats-Unis, il constate un écart de 2,8 à 5 points, en fonction de l’âge et de la durée où ce traitement a été infligé. Ce que l’on peut retenir, c’est que l’écart est plus fort en période de bas-âge (deux à quatre ans) mais aussi lorsque la fessée continue à être administrée même pendant l’adolescence.
Ce lien établi par le scientifique est le résultat d’une étude menée sur 1510 enfants américains. Mais ce programme a un volet international essentiel, puisque les collègues de Straus ont monté un fichier mondial de la fessée auprès de 17.404 étudiants de 32 pays différents.
C’est troublant, mais les pays qui sociologiquement ont le plus recours au pan-pan-cul-cul sont ceux qui présentent les échantillons de populations avec un QI relativement plus bas.
Pour Straus, ce lien est tout à fait logique et explicable : la fessée engendre un phénomène de stress chronique, qui va en s’amplifiant si elle est administrée régulièrement. L’enfant finit par développer une peur latente d’une catastrophe imminente dont il serait le responsable, et qui peut se déclencher facilement sans qu’il en ait le moindre contrôle. Dans le futur, il a plus de chances de développer des symptômes de stress post-traumatique.
Straus (dont je ne sais s’il est lui-même papa, ça serait intéressant à savoir) conclut qu’il est temps que les Etats-Unis se focalisent sur le bien-être de ses enfants en adoptant des lois anti-fessées au niveau fédéral. Je rappelle qu’à l’heure actuelle, seules l’ONU et l’Union Européenne ont invité les pays du monde entier à adopter des législations qui bannissent le châtiment corporel infligé aux enfants.
18 novembre 2009 à 19:49
Cette pratique a été tolérée et même autorisée pendant de longues années.
Désormais, il faudra priver les enfants d’internet pour les punir.