Facebook, outil rêvé de la police

Alors que l’actualité met en lumière la protection de la vie privée sur Internet, un fait divers aux Etats-Unis montre que cette préoccupation est en passe de devenir un sujet de société majeur. C’est une histoire banale, celle d’un jeune du Wisconsin et de ses quatre amis. Sur Facebook, ils ont reçu des demandes d’ajout venant de la part d’une jeune fille visiblement assez séduisante pour qu’ils l’acceptent sans la connaître. La jeune fille en question, c’était un policier moustachu du nom de Bobby "maverick" Wilson (j’ai choisi de l’appeler Bobby par convention, je fais ce que je veux).
Pourquoi Bobby s’est-il inscrit sur Facebook sous une fausse identité? Eh bien pour fouiner comme une fouine. Aux US, la consommation d’alcool est interdite au moins de 21 ans et certains Etats font du zèle pour appliquer la loi. Les photos de soirées que les jeunes ont posté ont permis de les inculper. Au tribunal, l’un des prévenus a eu des mots très durs envers ces méthodes d’investigation 2.0. Il s’appelle Adam Bauer (aucun lien) et a établi un parallèle avec "1984" d’Orwell. "Ils nous surveillent en permanence" a-t-il ajouté, en invoquant le caractère pervers de la pratique.
Il est clair que les réseaux sociaux auraient été le rêve des polices politiques en leur temps. Nous vivons en démocratie, espérons seulement que ce mode d’organisation politique survivra à Facebook parce que l’inverse ne nous apportera rien de bon.
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