Censure & Publicité

Si j’avais été parisien (ahah), et que j’avais pris le métro pour me déplacer (ahah), j’aurais peut-être remarqué une série d’affiches au milieu des centaines de publicités et de petits lapins roses qui expliquent aux enfants qu’il ne vaut mieux pas mettre ses doigts entre les portes lorsqu’elles se ferment. Une campagne pour 321auto.fr donc, un site de vente de… enfin voilà, c’est pour voir si tout le monde suit toujours. Des pubs pas forcément très fines, pas de quoi se rouler par terre non plus mais étant bon public, je pense que j’aurais souri en voyant des accroches comme “J’astique la mienne tous les matins”, “Celle de mon mari ne tombe jamais en panne, c’est agréable…”, ou encore “Mon mari en a une trop grosse pour ce qu’on en fait”. La campagne a été refusée, une bonne partie d’entre elle au moins. La raison invoquée par l’organisme chargée du contrôle de la pub : “l’atteinte à la dignité humaine”. No comment. En matière de pub, la vulgarité ne se cache pas toujours où on l’attend, mais je peux comprendre ce qui fonde cette décision. Pourtant…
Pourtant, on peut quand même se demander si cette censure bien pensante ne fait pas le jeu de ce qu’elle condamne? Le jeu des publicitaires? Il faut bien avouer que si l’on considère le ciblage initial de la campagne (le métro parisien encore une fois) et celui qu’il atteint aujourd’hui… Ou comment faire le buzz avec un budget réduit en usant de la censure comme outil. Si l’objectif final de la pub est de faire connaître la marque (indépendemment de tout souci d’image), on peut dire qu’il est largement rempli.
16 octobre 2008 à 19:26
Ouais enfin j’avais jamais entendu parler de cette campagne alors que si elle avait été dans le métro…ah bah nan, j’prends pas le métro ;=)
17 octobre 2008 à 8:42
C’est notre chance à nous, provinciaux