Publicité Apple

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Je crois que si s’amusait à lancer une petite enquête sur les raisons qui ont poussé les étudiants en communication à choisir cette discipline, on retrouverait systématiquement la publicité en motivation N°1.

C’est un peu le pitch de 99 francs. Comme tout le monde, j’ai grandi avec la pub. J’y suis exposé depuis tout petit. Entre les dessins animés du club Dorothée. Au cinéma. Dans la rue, les magazines, sur les tee-shirt. Des milliers d’images, de slogans, de mascottes, d’ambassadrices et de musiques qui me sont plus ou moins restées dans la tête. Des voitures, des shampooings, des lessives, des forfaits mobile ou internet, des aspirateurs, des boites de céréales, etc, etc. Des clips tour à tour brillants, poétiques, pas drôles, transparents, horripilants (mais si, « c’est la Maaaaf queuj’préfèèèèèreeuh, c’est la Maaaaaaaf! »).

 

Donc voilà, la publicité, dont on ne sait jamais ce qu’il faut en penser. Art, nuisance, fléau, à chacun ses mots. Mais aujourd’hui, je voudrais rendre un petit hommage à la publicité d’une marque que tout le monde connaît, Apple. Non par idolâtrie, parce que bien que j’adoôôore mon Mac, je suis le premier à me moquer du culte un peu étrange que certains rendent à la marque (secte) et à son fondateur (gourou) Steve Jobs.

Juste parce que j’apprécie la communication d’Apple et lui trouve toutes les qualités du monde : imaginative, cinglante, subtile, foisonnante, drôle et parfois même mondaine. Elle est si efficace qu’elle est virale, au sens ou le consommateur devient un vecteur de propagation du message « Apple, cay cool, mangeayyy-en ».

Sommaire, mais redoutable, voici ma petite sélection à travers les âges.

 

 

Foisonnante

 

Les pubs Apple sont pleins de références à des oeuvres littéraires, cinématographiques, musicales. Le spectre est large, mais le point commun est souvent le bon goût.

On retrouve la fameuse pub 1984 pour lancement du Macintosh. Ou comment se mettre les fans de Georges Orwell dans la poche pour l’éternité (ils sont pas mal au dernier recensement). Une des meilleures pubs jamais créée?

 

 

On ne présente plus les pubs Ipod + Itunes. Simples, percutantes, hype, elles plaisent à tout le monde car Apple a pris soin de les décliner dans tous les styles de musique. Si chacun y trouve son compte, ça fait un sacré potentiel de vente à la clé. Ou comment se mettre dans la poche la planète entière?

 

Wynton Marsalis

 

Subtile


Elle se glisse partout sans faire de bruit. Le dernier exemple en date : Wall-E, le dernier film de Pixar. Ou comment se mettre dans la poche un public de 7 à 77 ans en truffant l’oeuvre de références à l’univers Apple : l’ Ipod que Wall-E utilise pour danser sur « Hello Dolly », le bruit qu’il fait en démarrant rappelle aussi très exactement ceux des macs quand ils démarrent… Rappelez vous : Pixar est géré par certains dirigeants d’Apple…

 Disney rachète Pixar…

 Les dirigeants de Pixar prennent les commandes de Disney… La boucle est bouclée, et voici Apple en possession d’un formidable outil de publicité douce, non intrusive, un bel exemple de communication institutionnelle réussie.

 

Wall-E et son Ipod

 

Wall-E au réveil

 

 

Mondaine

 

Payer des 48 artistes différents pour qu’ils fassent de la figuration dans une publicité? En plus, non, ça n’a rien de caritatif. C’est Apple et ça marche.

 

“Rip it, mix it, Burn it”

 

 

Cinglante


La publicité comparative, c’est un peu l’arme fatale de la communication. Apple en use et en abuse. C’est redoutable d’efficacité, on se situe toujours à la limite entre le génie et la mauvaise foi. Un vrai bonheur.

 

“Traffic”

 

“Bonjour, je suis un Mac”

 

“Un-PC”

 

 

Imaginative & drôle

 

Si on sait apprécier le talent des designers Apple, on apprécie surtout le fait que les publicitaires sachent lui rendre hommage à sa juste valeur.

 

“Colors”

 

“Ruby”

 

Imac tournesol

 

 

La révélation

 

Un truc qui me frappe dans les pubs Apple, c’est le fait qu’elles se placent souvent dans le registre de la révélation. Au sens presque mystique du terme. Elles partent d’une expérience vécue de l’utilisateur (négative), d’un constat, pour arriver à une sorte de vision, de mise en scène de la perfection (le produit Apple).

 

Retour en 1998, aux âges héroïques d’internet à domicile. “3 steps”

 

MacBook Air

 

Sunburn

 

 

S’il y a beaucoup de vieux Imacs sur ces pubs, c’est parce qu’elles constituent pour moi une sorte d’apogée de la fusion entre créativité des designers et des publicitaires. Les uns se régalent du travail des autres, et ça se sent.

En ai-je oubliées?

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