Tea Party : le libéralisme pour les nuls

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Cela faisait longtemps qu’une élection de midterm américaine n’avait pas autant fait de bruit autour d’elle. C’est typiquement le genre de scrutin complètement obscur, invendable du point de vue des médias. Voyez plutôt : il est question de renouveler la chambre des représentants ainsi que le tiers des sièges du Sénat. Mais ce n’est pas tout : une partie, une partie seulement des 50 Etats américains élisent leurs gouverneurs. Pas tous en même temps, ça serait trop simple. Pour un français désormais habitué à élire exécutif et législatif d’un coup d’un seul c’est illisible, pour un média, c’est un cauchemar à présenter.

 

Heureusement, c’était sans compter les ambianceurs du Tea Party, dont l’influence électorale semble portée par une vague de fond. Par la "vraie" Amérique. Comprenez la grande zone verte que vous trouverez sur une carte, entre New York et Los Angeles. Représentée par de parfaites inconnues, mères de famille sur le modèle Sarah Palin, cette Amérique blanche et protestante veut déclarer une guerre idéologique à Washington. Dégraisser l’Etat fédéral, revenir sur le système de santé mis en place à grands frais par Obama, stopper l’immigration et j’en passe.

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Alan Wake : grandeur et décadence du jeu video

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"[…] au fil des ans vous devez convenir que la musique vous émeut de moins en moins." C’est à peu près ce que je ressens, heureusement non pas envers la musique, mais le jeu vidéo en général.

 

Depuis mes 10 ans, l’âge où j’ai posé la main sur une manette NES, ce que j’ai cherché et la plupart du temps trouvé dans le jeu vidéo, c’est le pouvoir d’évocation. Enfant, les collines de Super Mario Bros 2 n’étaient pas qu’un assemblage grossier de pixels, elles étaient l’image même, l’essence idéale de la colline. Il y avait des Amazones derrière chaque cascade que Luigi (oui, je prenais toujours Luigi, parce qu’il sautait plus loin) devait traverser. Les ennemis étaient étranges, parfois effrayants. L’atmosphère était irréelle, pleine de poésie malgré les limitations techniques d’alors.

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Simpsons contre Simpsons

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De longue date, les Simpsons sont connus pour leur Fox-Bashing. Depuis les premiers épisodes de la saisons 1, la série s’attaque à un pilier de la société contemporaine : les mass-medias et l’abrutisation de la société qu’ils induisent. Evidemment, la Fox en est l’avatar idéal. Le grand paradoxe des Simpsons étant d’être à la fois le pur produit culture de masse, et sa propre critique tout à la fois.

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Elections au Brésil : ordem e progresso

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Aujourd’hui, 135 millions de brésiliens votent. Plus de la moitié s’apprête à le faire directement pour la protégée de Lula, Dilma Rousseff. 70 millions de citoyens ont donc la même opinion sur la voie que doit emprunter leur pays dans l’avenir. Ce chiffre, par ailleurs impressionnant, a vraiment de quoi faire rêver tout démocrate.

 

Il faut dire que Lula, grand homme d’Etat, mais aussi grand communicant devant l’éternel, a su jouer sur tous les tableaux pour faire de son pays un endroit meilleur à vivre et un modèle alternatif de développement. Il a réduit les inégalités, auparavant très marquées, créé les conditions d’un enrichissement des classes moyennes (aujourd’hui, le brésilien moyen est plus riche que le chinois moyen), dégagé son pays de la tutelle du FMI en remboursant les derniers prêts consentis.

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Mad Men : analyse

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Décidément, Mad Men est une série qui nous ressemble. Dès le premier épisode de la toute première saison, on barbote dans un bain familier. Dès les premières scènes, on sait exactement où l’on veut nous amener. Comme si les suivantes n’étaient que les développements d’une vérité très confusément enfouie dans notre psyché contemporaine, révélée par bribes, à travers des regards, des dialogues ou des silences.

 

Alors, pourquoi ces personnages trouvent-ils une telle résonance dans notre esprit? Ils évoluent dans un époque à la plastique parfaite, mais au malaise palpable. On ne sait si ce sont eux qui font du monde l’endroit glacé qu’il est, où si c’est l’inverse. Ils ne se cherchent pas d’excuses non plus. Et même s’ils sont américains, ils ne sont pas libres pour autant.

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Oncle Boonmee au pays de Descartes

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Certaines critiques avaient prévenu. Oncle Boonmee - Celui qui se souvient de ses vies antérieures n’est pas du genre vivifiant. Pas vraiment. Mais comme les critiques, depuis qu’elles existent, ne semblent destinées qu’à descendre à bon compte tout ce qui est nouveau, différent et par conséquent vulnérable… j’ai donc décidé, par principe (par pur snobisme), d’aller le voir afin d’en tirer un avis inverse. Je sais. Voilà pour moi.

 

Au bout du premier quart d’heure, j’avais déjà abdiqué. J’avais les paupières lourdes, très lourdes. Elles tombaient lentement, puis se relevaient péniblement à chaque dialogue. Ce qui, évidemment, me laissait le temps de profiter de longues périodes de repos. Combien de temps a duré le film? Je n’en sais rien. Un eon.

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Parapsychologie de concours

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J’ai entendu dire une fois que ce n’est qu’une fois qu’on atteint un objectif irréalisable qu’on se rend compte de sa finitude, de son aspect médiocre, insatisfaisant. Jamais je ne pourrai partager cet avis, surtout au lendemain du rush d’adrénaline pure, de joie débridée qui m’ont traversés lorsque j’ai appris que j’étais admis à mon concours. Avant cela, je n’étais qu’un admissible, c’est à dire virtuellement pas grand chose. Certes, être admissible, c’est une belle surprise, mais une surprise qui se révèle vénéneuse d’un point de vue psychologique. Elle te chuchote à l’oreille qu’après avoir effectué 95% du chemin, ça serait vraiment trop bête d’échouer devant l’arrivée. Ah oui, ça serait vraiment trooop bête.

 

La surprise te charge d’une pression qu’il faut savoir apprivoiser. Un mois et demi pour la dompter. Il a des jours où cela marche mieux que d’autres. Au fur et à mesure que l’échéance approche, l’arithmétique glacée des chiffres du concours se fait de plus en plus palpable. 12 candidats admis, 19 recalés. C’est aussi limpide que ça.

 

Le fait est que la focalisation de l’esprit sur cette simple idée pendant une longue n’est pas sans conséquences. On perd sa distance vis-à-vis des choses. On la retrouve, puis on l’égare à nouveau. Le flux du quotidien devient plus lent, on vit chaque chose beaucoup plus précisément, plus intensément.

 

A tel point que depuis hier et le rush d’adrénaline passé, la joie brute, si rarement saturée d’elle-même pendant toute une soirée, la fête et l’empathie collective, tout cela est retombé dans une sorte de léthargie tranquille, vaguement délicieuse. Comfortably numb, en quelque sorte.

 

Je n’aime rien de plus que de faire l’expérience du nouveau, de l’inédit. A tel point que je sais le reconnaître très vite lorsqu’il pointe le bout de son nez. Ce que je ressens n’est en rien du dédain pour la chance qui m’a été donnée, mais une sorte de retour à la normale. Comme un décalage horaire. Ou plutôt l’effet d’une décélération brutale, d’une vie tendue vers un objectif, à une vie soudain étonnée de sa réalisation. Et tout se passe comme si je ne ressentais plus rien, ou plus grand chose.

 

Ce lent retour à la normale, je vais aussi le mettre à profit pour dépoussiérer No direction home, quelque peu laissé à l’abandon ces dernières semaines.

 

Voilà. Bonne rentrée, les gens d’Internet.

 

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Le tropisme nucléaire des USA

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Les USA resteront dans l’histoire comme ce pays fascinant mais un peu soupe au lait, inventeur de la bombe atomique. Certes, si ce n’avait pas été eux, d’autres s’en seraient volontiers donnés la peine. Surtout à une époque ou la force avait seule valeur de diplomatie. Heisenberg en Allemagne, les Curie en France : ces derniers ont d’ailleurs participé au projet Manhattan. Mais depuis 1945, j’ai l’impression que dès que le pays est au pied du mur, l’usage de l’arme atomique se présente de facto comme une solution miracle et multi-usage.

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Apple, tête à claques

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J’ai quelque peu hésité avant d’écrire un billet sur l’objet hype du moment, l’Ipad. D’une part parce qu’il va sans doute faire le bruit d’une goutte de pluie dans l’océan de littérature glorieuse que la planète entière a déjà produite autour de la tablette. D’autre part parce que j’ai la désagréable sensation que quel que soit le point de vue que je m’apprête à défendre ici, il aura déjà été défendu ailleurs, en plusieurs langues et probablement mieux que je ne saurai le faire. C’est un peu le tue-l’amour du blogueur, être redondant.

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Twitter et les relations presse

Twitter et les relations presse

En matière de journalisme, Twitter fait figure de nouvelle frontière. Entre autres exploits, il a changé la manière dont l’information circule en plaçant le journaliste quelque part au milieu de la chaîne du scoop et non plus à sa source. Désormais, l’information de première fraîcheur n’est plus l’apanage des journaux du soir ou encore moins des JT. Elle filtre 24h/24h, dans un flux continu d’informations provenant du réseau de veille que le petit oiseau permet de se tailler sur mesure. Twitter est à l’info ce que le percolateur est au café. Selon la thématique, l’évènement, l’heure de la journée, le journaliste sera tour à tour celui qui alimentera la machine en graines moulues ou qui sirotera le café fumant.

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