Tablette de lecture Apple : qui est vraiment prêt?

La rumeur court : Apple est sur le point de lancer une tablette de lecture dont l’ambition serait de réunir livres, journaux et magazines sur un même support. L’objectif serait de créer une sorte d’Ipod du texte, et de chasser sur les terres d’Amazon. Preuve que la rumeur est à prendre au sérieux, plusieurs collaborateurs du New York Times ont été approchés par la firme à la pomme en juin dernier pour “ mettre le journal sur un tout nouveau support“. Pour l’instant, cette agitation ne concerne que quelques grands groupes d’édition américains mais ce n’est qu’une question de temps avant que le phénomène ne traverse l’Atlantique.
Je ne sais pas si ce type d’objet est une réponse à la crise de la presse papier en France, mais il devient urgent d’expérimenter des formules alternatives qui collent mieux aux nouveaux modes de consommation de l’information. Pour les livres, je reste sceptique : je pense qu’elle pourrait être utile aux gros lecteurs, aux universitaires et aux quelques fous qui préparent l’agrégation d’Histoire. Maintenant, pour le grand public c’est moins évident. Statistiquement, on lit moins de livres qu’il y a trente ans. La grande majorité des gens n’a simplement pas le temps et attend les vacances d’été pour acheter un roman. Et le finit une fois sur deux. Alors dans ces conditions, on voit mal comment un tel produit pourrait renouveler le succès de l’Ipod et devenir une icône de la pop culture des années 2010.
Et voilà. A peine ai-je fini d’écrire ce paragraphe que j’ai la désagréable sensation de me retrouver dans la position de ceux qui ont publiquement pouffé quand dix ans auparavant, Apple s’est lancé sur le marché de la musique. J’ai conscience qu’il n’est pas vraiment comparable à celui de l’édition et de la presse. Mais quand même : à l’époque, qui aurait cru que la société californienne réorganiserait les modes de distribution (Itunes) et d’écoute de la musique (Ipod) aussi rapidement et à son avantage ?
Alors aujourd’hui, il est temps d’arrêter de pouffer et de considérer ces initiatives qui prétendent « tout changer » avec un peu plus de sérieux. D’ores et déjà les grandes manœuvres ont déjà commencé, avec la numérisation de bibliothèques entières par Google. Dans ce contexte, un Itunes de l’édition et de la presse quotidienne s’impose presque comme une évidence. Yes, The Times They Are A-Changin’!
12 novembre 2009 à 8:03
Atari avait confié à Jobs la tâche de réduire le nombre de puces présentes sur la carte électronique du jeu Breakout, pour un prix de 100$ par puce éliminée.
Jobs a alors conclu un deal avec Wozniak afin que celui-ci se charge du travail, partageant ainsi 50% des gains avec lui. Après avoir éliminé 50 puces sur la carte (à la grande surprise d’Atari), Jobs aurait alors affirmé que l’entreprise ne lui aurait donné que 600$ au lieu des 5000 dus. Ce n’est que bien plus tard que Wozniak aurait découvert la supercherie.
http://elban44.free.fr/index.php/2009/09/un-mac-cest-mieux-quun-pc-ah-les-proxenetes/