Critique : In the Aeroplane Over The Sea

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Je navigue dans la bibliothèque de Spotify comme un moustique dans un camping nudiste. De la frénésie pure. Ce genre de plate-forme est idéale pour moi, qui aime fonctionner par ricochets : partir d’un album ou d’un artiste que j’ai aimé puis explorer sa discographie, son genre musical, le label, etc. Cela permet de s’éloigner de la dictature de la nouveauté, de faire son propre sentier. Et c’est comme ça qu’une décennie après sa sortie, j’ai découvert In the Aeroplane Over the sea (1998). Le deuxième album d’un groupe, Neutral Milk Hotel mais surtout d’un homme, Jeff Mangum. C’est un choc, une drogue, un artefact. Une sorte de délire bouleversant, une synthèse entre la musique de cirque et le manifeste pop ultime. Des textes surréalistes évoquent tour à tout le désordre de la vie, de la mort, la shoah et l’amour. Inencadrable, vous dis-je. Le style brouille les pistes, on navigue entre folk dépouillée et surcharge sonore, mélange d’accordéons, de cuivres, d’orgue et de mixages divers. Dès les premières mesures la voix du chanteur tranchera entre ceux qu’elle va exaspérer et tous les autres. Vociférante, difforme. Sublime. Tout est expulsé, recraché avec cette même fulgurance qui fait que le parallèle avec le Bob Dylan des débuts saute aux oreilles. Take this!

 

 

 

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2 commentaires pour “Critique : In the Aeroplane Over The Sea”

  1. Catherine dit :

    Alors là j’ai envie de dire: MILLE FOIS MERCI POUR CETTE DÉCOUVERTE!!! ;)

  2. antony dit :

    Ravi que tu aimes! Je me passe cet album encore de temps à autre, avec la même sidération qu’à la première écoute.

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