Mad Men, quand la pub faisait rêver

Un billet tardif pour vous faire partager mes impressions confuses sur Mad Men. C’est une série TV que certains d’entre vous doivent déjà connaître puisque la première saison date déjà de 2007. Replaçons de suite le contexte : j’ai à peine commencé à regarder les premiers épisodes en VO avant que mon laptop ne tombe en panne ce qui fait que j’en suis resté là. Je n’entrerai donc pas dans le coeur de la série, je veux juste vous donner envie d’en savoir plus.
Déjà, remerciez les auteurs, remerciez les producteurs, vos voisins, n’importe qui. Mad Men ne vous emmène pas dans un énième commissariat/bureau d’investigation/cellule spéciale/hôpital/rayez-la-mention-inutile.
Mad Men nous ouvre les coulisses d’une grande agence de publicité New-Yorkaise (bien!) au tout début des années 60 (trèèès bien!). C’est une série à atmosphère (comme Six Feet Under, Les Sopranos) et le retour en arrière est saisissant. Tout y est. Les Cadillac rutilantes, les remarques sexistes au boulot, les pubs pour vanter les mérites du tabac. A chaque scène, le décalage avec notre époque est merveilleusement rendu : ici on détectera un relent de paternalisme, là une bonne dose de misogynie mélangée à ce qui ressemble fort à du… du harcèlement sexuel mais qui pourtant n’a l’air de choquer absolument personne. Pas plus que les publicités faisant appel à des médecins pour prouver que la cigarette n’a rien de nocif pour la santé.
Dans cette Amérique pré-Nixonienne, tout est beau, rutilant, plein de promesses. A l’image de cette agence qui monte, Sterling Cooper. A l’image de son directeur de création, Don Draper. L’homme qui invente l’American Way of Life avec d’autant plus de talent qu’il en est le pur produit. Pas de vulgaires objets à vendre, mais autant de promesses de bonheur. Et cela semble marcher, les gens sont heureux. Mais lui doute.
Car décidément, il y a quelque chose de pourri au royaume du capitalisme triomphant et Mad Men analyse les craquements silencieux d’une société américaine qui sort de l’innocence et se dirige vers un futur inconnu. La publicité sera au centre de ce monde, bienvenue à Sterling Cooper.
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