Le sésame des journalistes, bloggers, écrivains : WriteRoom

J’écris ce billet pour vous faire partager une petite application sympathique, WriteRoom pour Mac (il existe un équivalent PC, DarkRoom). WriteRoom part d’un constat simple : lorsque l’on doit rédiger un texte à l’ordinateur, il faut un effort surhumain de concentration pour ne pas se laisser distraire par l’environnement. Vérifier son compte Facebook, sa boîte mail… Pour peu que quelqu’un sur Twitter poste un lien intéressant, la petite digression peut se transformer en une session surf d’une demi-heure.
Intolérable! Vous avez du boulot à abattre, les gens ne se rendent pas compte! Un long mail à rédiger, un billet à poster, un article à remettre. Mû par une conscience professionnelle inébranlable, vous lancez Open Office. Vous poussez un cri "Que c’est laid!". Vous le refermez promptement. La mort dans l’âme, vous démarrez Word. Word. Cette usine à gaz avec son interface baroque, ses menus, ses options, son trombone malicieux.
Grrrr! Vous n’y arriverez jamais! Vous jetez un coup d’oeil à votre montre. Il vous reste encore un peu de temps. Vous décidez de procrastiner. C’est mal. Sur Internet, vous tombez sur No Direction Home. Visiblement, vous vous êtes égaré. Mais votre oeil fébrile est attiré par un billet remarquablement bien écrit qui fait mention de WriteRoom. Par curiosité (vous êtes curieux), vous l’installez et c’est à ce moment précis que votre vie change.
Cet article, il vous faut cinq minutes pour l’écrire au lieu de trente. C’est magique, WriteRoom vous rend votre concentration. Comment? En vous laissant seul face à un écran noir et de petits caractères verts, façon seventies. En mode plein écran, pas d’interface tapageuse (pas d’interface tout court!), seul reste le texte, votre texte. C’est spartiate, donc efficace. Un merveilleux retour en arrière vers l’essentiel, en somme.
Une fois le contenu rédigé, un copier-coller dans votre mail ou votre page word, un brin de mise en page si nécessaire et c’est prêt! Je suis certain que ce genre d’outil servirait à beaucoup d’écrivains. Du genre de ceux qui, décidément, n’arrivent pas à finir cette nouvelle qu’ils sont commencé il y a trois ans… Et dont il n’ont pas encore écrit la dixième page
6 décembre 2009 à 4:38
J’accroche terrible… bon, faut que je teste plus longuement, le temps dira.
Merci !
Ttirritt
6 décembre 2009 à 11:34
J’ai eu la chance de l’avoir gratuitement dans un bundle offert par Macheist, ça explique peut-être mon enthousiasme!
Mais le fait est que je ne l’ai toujours pas désinstallé, qu’il fait partie des 12 applis qui trônent sur mon dock et que je m’en sers pour à peu près tous les billets que j’écris sur ce blog.